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Andropause

 

Le Petit Robert définit l'andropause comme la « diminution naturelle de la fonction sexuelle chez l'homme âgé ». Cette définition n'est ni fausse ni exacte. Au sens strictement scientifique, les testicules de l'homme ne cessent jamais complètement leur production de spermatozoïdes.

Il est toutefois juste de dire que la ménopause est caractérisée par l'arrêt de l'ovulation, la fin des menstruations et de la fertilité pour toutes les femmes âgées dans la cinquantaine.

Les deux phénomènes ne sont pas identiques, car si toutes les femmes seront ménopausées, seulement 10 % de la population masculine sera andropausée. De la même façon, les hommes ne cessent pas d'être fertiles : il est plutôt question d'une insuffisance hormonale.

La diminution de l'activité sexuelle qui l'accompagne a sans doute contribué à faire de l'andropause, la ménopause des hommes dans la perception populaire. De plus, les hommes andropausés traversent cette période vers le même âge que les femmes ménopausées. Autre ressemblance, les hommes souffrent alors de problèmes physiques (tel que les bouffées de chaleur) et psychiques (tels que les sautes d’humeur ou la dépression), semblables à ceux qui touchent les femmes.

 

Quelques questions à poser

 

Il est important de mentionner que, tout comme la ménopause, l’andropause touche seulement les hommes à partir d’un certain âge. Ainsi, il est pratiquement impossible de souffrir d’andropause à 30 ans. Elle touche plus souvent les hommes de cinquante ans ou plus. Quelques questions peuvent nous mettre la puce à l’oreille à savoir si les symptômes ressentis sont associés à l’andropause.

  • Y’a-t-il une baisse de la libido?
  • Une baisse d’énergie a-t-elle été observée?
  • Y’a-t-il une diminution de la force musculaire ou de l’endurance physique?
  • La taille (grandeur) a-t-elle diminuée?
  • Une prise de poids a-t-elle été observée?
  • Y’a-t-il une baisse de votre joie de vivre?
  • Les érections sont-elles moins dures?
  • La tristesse ou la mauvaise humeur est-elle plus souvent présente?
  • Est-il difficile de faire des activités sportives?
  • Les siestes après les repas sont-elles plus fréquentes?
  • La productivité dans la vie professionnelle a-t-elle diminuée?
  • Y’a-t-il une difficulté à se concentrer ou des trous de mémoire?

Si la réponse à certaines de ces questions est positive, il serait bon d’en parler au médecin. Il pourra faire un examen physique complet et des examens de laboratoire s’il le juge nécessaire, afin de vérifier la présence possible d’andropause. Sinon, il pourra aider à trouver la cause des symptômes.
 

Que faire?

 

La première chose à faire est de s'assurer que les habitudes de vie (ex. : le tabagisme) ou la prise de médicaments ne diminuent pas les taux de testostérone. Ce qui pourrait entraîner des effets qui s’apparentent à l’andropause. Par exemple, la consommation abusive d'alcool et le diabète ont un impact direct sur la vie sexuelle et l'activité des testicules.

Il va sans dire que la vie sociale doit être prise en compte dans cette évaluation. Une relation conjugale ou familiale houleuse, un événement tragique survenu récemment ou encore un stress professionnel peuvent expliquer la défaillance des fonctions sexuelles et l'apathie.

Si un diagnostic d’andropause est posé, le médecin pourra prescrire de la testostérone. En effet, puisque les testicules ne sont plus capables de produire assez de testostérone, ceci permettra de combler ce manque. Il existe différentes formes tel que des injections intramusculaires, des timbres, un gel à appliquer sur la peau et des capsules à prendre par la bouche. Discutez avec votre pharmacien ou votre médecin des différentes options et quelle serait la plus appropriée pour vous.

Si vous pensez souffrir d’andropause, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

 


 
 
 
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