Pendant la grossesse

L’alcool est une substance tératogène, c’est-à-dire qu’elle est susceptible de causer des malformations chez l’embryon.

En effet, puisque le placenta ne filtre pas l’alcool qui se trouve dans le sang de la mère, il se retrouve également dans le sang du fœtus. Or, le foie et les reins du bébé ne sont pas assez développés pour l’éliminer. L’alcool peut être dommageable pour tous les organes et systèmes, particulièrement le système nerveux. 

Une consommation d’alcool pendant la grossesse peut mener à une fausse couche, à un accouchement prématuré de même qu’à un retard de croissance et à d’autres anomalies congénitales chez l’enfant. De plus, une grande consommation peut entraîner l’ETCAF, c'est-à-dire l’ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale, qui se manifeste notamment par des troubles cognitifs, des troubles de comportement et des anomalies crâno-faciales. Ces conditions sont irréversibles. 

L’impact d’une consommation d’alcool sur le fœtus semble être relié à plusieurs facteurs, notamment la quantité d’alcool ingérée, la fréquence de consommation, le stade de développement du fœtus ainsi que l’état de santé et de nutrition de la mère. Les scientifiques s’entendent pour dire qu’il n’y a pas de consensus définissant la quantité minimale d’alcool qui peut être prise sans pour autant causer de dommage au fœtus. Il n’existe pas non plus de période définie comme étant moins dangereuse pour consommer de l’alcool. L’abstinence durant toute la durée de la grossesse est donc le choix le plus sécuritaire pour la mère et l’enfant. 


Références : 
http://www.inspq.qc.ca/MieuxVivre/consultation.asp
Grossesse et allaitement Ema Ferreira, chapitre 8 consommation d’alcool 
Guide pratique d’une grossesse en santé
 
Site Educalcool
  (grossesse et alcool)

Pendant l'aillaitement

Une mère qui allaite peut consommer un verre d’alcool à l’occasion. Elle peut d’ailleurs le faire tout en protégeant son bébé des effets indésirables de l’alcool, simplement en établissant soigneusement un horaire de tétée

En effet, l’alcool consommé par la mère passe dans son sang et dans le lait maternel. Lorsqu’il est éliminé du sang, environ 2 à 3 heures après l’ingestion d’une boisson alcoolisée, il l’est aussi du lait. Le temps requis pour éliminer l’alcool varie selon le poids de la femme. Il est donc possible d’éviter que le nourrisson soit exposé à l’alcool en attendant de 2 à 3 heures par consommation avant de donner le sein. Il est également possible de donner au bébé du lait exprimé avant la consommation d’alcool. 

Une consommation régulière ou excessive d’alcool est par contre déconseillée. Bien que le bébé n’ingère qu’une petite partie de l’alcool bu par sa mère, il l’éliminera deux fois moins vite que l’adulte et sera donc exposé plus longtemps. Aussi, la consommation régulière ou excessive d’alcool par une mère peut diminuer la sécrétion ou nuire à l’écoulement du lait. Par conséquent, cette consommation peut entraîner chez le nourrisson une prise de poids insuffisante et un retard dans son développement. 

Pour de plus amples renseignements sur la consommation d’alcool durant l’allaitement, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.

Références :
http://www.professionsante.ca 
(Québec Pharmacie vol. 55 n° 7 juillet-août 2008)
http://www.inspq.qc.ca (Mieux vivre avec son enfant)
http://www.meilleurdepart.org 
Livre d’Ema Ferreira, consommation d’alcool p. 145-6.

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